Saperlipopette.

Je me suis enfermée dehors. Jeudi à 14h de l’après midi, et c’était pas le soleil rayonnant – qui se trouve, avait pris congé ce jour là – qui allait me remonter le moral.

14h : je me prépare à sortir – au centre ville – histoire de changer d’air, et puis de me refaire belle en allant chez mon ami le coiffeur -que je redoutais très fortement sachant que, déjà quand t’explique à un coiffeur qui parle normalement la même langue que toi, ce que tu veux, il trouve le moyen de faire ce que tu ne voulais absolument pas, alors tu pries pour que cela ne soit pas pire chez les grands britons à la pointe de la mode. Bref, je me répète dix mille fois, avant de claquer la porte “n’oublie pas, clés, parce que pas portable .” (il mange.)

14h05 :Et la, c’est le drame. j’ai pensé aux clefs, mais j’étais déjà derrière la porte. Ma host ne rentre pas avant 21h. Je fais QUOI ? Bon les petites reviennent vers 16h, le Daddy travaille généralement le soir, donc pas de problème, il devrait être là, on ira chez lui. No stress, no panic, je m’en vais loin des problèmes, faire du shopping pour me remonter le moral – trucs de nanas ça… . Bon mise à part une robe soldée à Topshop, un magazine et des piles, j’ai pas acheté grands choses, parce que tête dans le cul comme je suis, j’avais oublié que j’avais déjà dépensé pas mal sur internet dans des conneries, donc forcement il ne me restait que £10 dans mon porte monnaie. Pas de coiffeur non plus. Ça sera pour la semaine prochaine.

15h30 : Bon, je suis peut être arrivée un peu trop à l’avance devant la maison pour attendre les petites qui n’arrivent que dans une demi heure. Et une demi heure dehors, c’est long. Surtout quand il fait froid et qu’il y de bancs nul part où poser ses petites fesses. Je sors le Ipod. Batterie dans le rouge. Ok bon, il pourra tenir trente minutes ? Un peu de musique dans les oreilles, je fais semblant d’écrire sur un carnet, histoire de faire “jôre” je laisse un mot à la madame qui vit dans cette maison, parce qu’à 16h y’a pas mal de passages devant la maison, bien évidemment. Donc bon, pas envie de passer pour la conne qui a oublié ses clefs bien que ce soit le cas.

16h : Les petites sont arrivées, et trouvaient ça drôle quand je leur ai annoncé que j’avais oublié les clefs à la maison. Elles le trouvaient moins quand elles ont fini par comprendre que Daddy étaient au travail et pas chez lui, donc qu’on était bel et bien enfermées dehors.

16h15 : “Toc toc”. On frappe chez les voisins, un couple de cinquantenaire. Très gentils, ils offrent le gouté aux petites et le monsieur me propose son aide que j’accepte volontier. Hallelujah ! Heureusement que ma host vend sa maison et qu’une tonne de panneaux d’agence immobilière se battent pour être affichés devant l’entrée. A la une, à la deux, à la trois, on appelle toutes les agences – sur un téléphone en forme de piano si c’est pas mignon – pour obtenir, soit le numéro de ma host, soit carrément les clés de la maison – parce que certaines agences l’ont. La première agence, un peu craignos, m’annonce qu’ils ont pas les clefs et me donne le numéro … de la maison. Non mais sérieusement, ils m’ont prise pour une demeurée la ? La seconde agence, n’a rien pu me fournir étant donnée qu’elle n’a pas décroché. Troisième agence, elle me propose de joindre ma host et qu’elle me rappellera sur le téléphone où je suis. Ok j’accepte. J’attends.

16h35 : Ma host m’appelle un peu – beaucoup – , morte de rire, et me dis qu’elle a appelé James Dean – la première agence – et qu’il faut que j’aille chercher les clefs chez eux. Comment ? Ah oui, celle qui m’a dit “no key” et qui m’ont refourgué le numéro de la maison dans laquelle je ne pouvais pas entrer ? Mmm…

16h40 : Me voilà en direction de l’agence en voiture, conduit par mon voisin, très gentil qui s’est proposé de m’emmener -et franchement je pouvais pas refuser, j’étais crevée. Je rentre dans l’agence, demande les clefs et cassos. Les mecs ont du sérieusement penser que j’étais un cas social.

16h50 : L’Heure de vérité. j’insère la clef et… Tadam ! On est à la maison ! Youhou ! J’ai jamais été aussi heureuse de rentrer… – et les petites aussi.

Le lendemain, ma host avait perdu ses clefs de voiture et de sa maison. Ça lui apprendra à se moquer de moi.

Chichi pense à son ” Avenir ” .



Avec un grand “A” siouplaît, attention ça rigole plus ! Parce que oui, Chichi a décidé que, l’année prochaine, elle allait entrer en 1ère année de licence ( langue japonais ) à l’INALCO, et qu’elle passera en 2ème année – jôre – et qu’elle prendra en parallèle la filière commerce international, pour obtenir une Licence Langue du Monde et Formation Appliquée (LFMA – mais ça fait plus jôre de le dire en entier) à sa 3ème ( parce que Chichi aura forcément ça 2ème année). Rien que ça. Courage à moi-même.

I’m sick.

Et c’est pas drôle d’être malade. Bon c’est pas non plus la grande “maladie” jôre rhume, et que je te vide 3 paquets en 5 minutes top chrono, avec une toux qui pourrait tuer un koala en mode fight, en plus d’une fièvre qui ferait péter le thermomètre. J’ai juste extrêmement mal à la gorge. Argh.

Vous savez quoi ? J’ai essayé de me remettre à faire des abdos – jôre 30 le matin et 30 le soir … Et bien c’est pas gagné moi je vous dis. Pourtant il faudrait que je me motive, parce qu’à cette vitesse la, objectif “ventre plat” c’est pas pour tout de suite, et c’est franchement pas les Special K qui vont me sauver – parce que oui, ici aussi y’a l’objectif ” 2 bols, 2 repas, 2 semaines”.

Sinon, histoire de raconter encore plus ma vie – passionnante – je vais me couper les cheveux dans le semaine ! Comment, je ne sais pas, où, je ne sais pas, mais ça va le faire ahah.